Alsharq Tribune- I24News
Un pays arabe a conseillé à un autre de signer un accord de paix avec Israël… avant de lui déclarer la guerre lorsque le moment serait jugé opportun.
La censure militaire israélienne a autorisé la publication d'informations révélant un échange jugé préoccupant entre plusieurs pays de la région au sujet d'un éventuel accord de paix avec Israël.
Selon ces informations, un État arabe aurait conseillé à un autre pays, dont le nom ne peut être divulgué en raison des restrictions de la censure, de signer un accord de paix avec Israël dans un premier temps, puis de lancer une guerre lorsque les circonstances lui seraient plus favorables.
Le pays concerné figure parmi ceux évoqués ces dernières années comme candidat potentiel à une normalisation avec l'État hébreu.
Ces révélations interviennent dans un contexte de profondes recompositions géopolitiques au Moyen-Orient.
Les Accords d'Abraham, conclus en 2020 sous l'égide des États-Unis, avaient permis l'établissement de relations diplomatiques entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn, avant que le Maroc et le Soudan ne rejoignent le processus, même si la normalisation avec Khartoum n'a jamais été pleinement concrétisée.
La région connaît aujourd'hui une nouvelle phase de tensions, notamment depuis que le conflit entre Israël et l'Iran s'est transformé en guerre ouverte, modifiant les équilibres stratégiques.
Vendredi, l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé le « Pacte de La Mecque », un accord de défense prévoyant qu'une attaque contre l'un des trois États sera considérée comme une attaque contre l'ensemble de l'alliance.
Au lendemain de cette annonce, l'Iran a affirmé que cet accord ne garantirait pas la sécurité de l'Arabie saoudite.
En réponse, le ministre turc des Affaires étrangères a assuré que cette alliance n'était pas dirigée contre Téhéran.
Il a également indiqué que l'Égypte envisageait de rejoindre le pacte, ce qui transformerait cette coopération militaire en une alliance à quatre.
Les identités des pays impliqués dans les échanges évoqués restent couvertes par la censure israélienne.