Alsharq Tribune-Otaify
Le G7 appelle le FMI, le Groupe de la Banque mondiale et l'OCDE à approfondir leur analyse des répercussions économiques de l'évolution des marchés de l'énergie, selon un communiqué publié lundi à l'issue d'une visioconférence consacrée à évaluer les conséquences économiques de la situation au Moyen-Orient.
Les ministres de l'Energie et des Finances du bloc, ainsi que les gouverneurs de leurs banques centrales ont réaffirmé l'importance de flux commerciaux sûrs et ininterrompus, y compris la sécurité de la navigation et la protection des routes et infrastructures maritimes critiques, comme "éléments essentiels à la stabilité économique mondiale et à la sécurité énergétique".
Dans ce contexte, ils appellent tous les pays à s'abstenir "d'imposer des restrictions à l'exportation injustifiées sur les hydrocarbures et les produits connexes".
Le 11 mars, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé à l'unanimité de mettre à la disposition du marché 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves d'urgence, en réponse aux perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient.
Le G7 demande à l'AIE de continuer à suivre l'évolution des marchés de l'énergie et de fournir à ses membres des analyses en temps opportun ainsi que des scénarios prévisionnels afin d'aider les pays membres à concevoir des mesures appropriées pour faire face à l'évolution potentielle de la situation.
Depuis un mois, l'escalade des tensions au Moyen-Orient perturbe les flux énergétiques mondiaux, entraînant une nette hausse des prix du pétrole et du gaz et faisant craindre un ralentissement de la croissance dans de nombreuses économies.