Alsharq Tribune-Ahmed Essam
Emmanuel Macron effectuera jeudi la première visite d'un président français au Monténégro, à la veille d'un sommet entre l'Union européenne et les Balkans occidentaux dans ce pays, dans la dernière ligne droite des négociations pour l'adhésion à l'UE, a annoncé mercredi l'Elysée.
Cette visite, qui intervient dans un contexte de "densification du dialogue bilatéral", se traduira par des signatures d'accords dans le "développement des infrastrutures de transport et l'énergie", ainsi qu'un projet de construction d'un hôpital à Podgorica, la capitale du Monténégro, a précisé la présidence française.
Les deux pays partagent également des intérêts en matière de défense, dont la construction en cours de deux patrouilleurs de 60 m à Concarneau (ouest de la France) à destination du Monténégro, membre de l'Otan.
"On a aussi le souhait de développer une coopération dans la lutte contre les manipulations de l'information, un sujet très sensible pour l'ensemble des pays de la région", a ajouté l'Elysée.
Le président français aura des entretiens avec son homologue Jakov Milatovic aini qu'avec le Premier ministre Milojko Spajic qu'il a reçu le 27 mai à l'Elysée.
Le Monténégro est aussi dans sa phase finale de négociations pour l'adhésion à l'UE, qu'il espère "conclure d'ici la fin de cette année, avec l'objectif politique affiché de devenir le 28è Etat-membre de l'UE pour 2028", a rappelé l'Elysée.
"C'est un calendrier ambitieux et de mobilisation autour d'objectifs de réformes. Ca donne un horizon qui commence à se préciser (...) mais qui dépendra de la poursuite des réformes et des mérites propres", a rappelé un conseiller du président Macron.
Le dernier Etat à avoir rejoint l'Union européenne est la Croatie, en 2013. Outre le Monténégro, l'Albanie fait partie des pays les plus avancés dans leur procédure d'adhésion.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE participeront au sommet de Podgorica jeudi, destiné à montrer une "volonté des Européens de continuer à acompagner les Balkans occidentaux dans leur ancrage à l'UE" et à "leur engagement sur l'intégration économique régionale", a ajouté l'Elysée.