Alsharq Tribune-AFP
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a touché une nouvelle zone de santé dans la province orientale de l'Ituri, portant à 35 le nombre total de zones de santé affectées vendredi, ont indiqué dimanche les autorités sanitaires.
Selon le dernier rapport de situation publié par le ministère congolais de la Santé, la zone de santé de Mandima, dans la province de l'Ituri, a rapporté vendredi un cas confirmé. L'épidémie touche désormais 35 zones de santé dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Dans le système sanitaire de la RDC, une zone de santé est une unité administrative de base de santé publique et de soins primaires, couvrant notamment des hôpitaux, des centres de santé et les communautés environnantes.
Le pays a signalé 1.274 cas confirmés de maladie à virus Ebola, dont 360 décès, soit un taux de létalité global de 28,3%, selon le rapport. Au total, 178 patients ont été déclarés guéris, tandis que 502 patients étaient en isolement ou hospitalisés. Un total de 239 cas suspects, dont 70 décès, ont été identifiés.
Le rapport relève également plusieurs défis persistants dans la riposte, notamment la réticence communautaire aux prélèvements post mortem, l'insuffisance des capacités des centres de traitement Ebola, un suivi des contacts encore non optimal, des pénuries de médicaments essentiels et d'intrants de prévention et de contrôle de l'infection, ainsi que l'insécurité et l'accès limité dans certaines zones.
L'épidémie actuelle, due au virus Ebola Bundibugyo, a été officiellement déclarée le 15 mai. Contrairement à la maladie à virus Ebola plus couramment causée par le virus Ebola Zaïre, la maladie à virus Bundibugyo ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui rend essentiels la détection précoce, l'isolement, les soins de soutien et le suivi des contacts dans la riposte.
Les trois provinces touchées comptent près de 15 millions d'habitants au total et sont confrontées à des déplacements internes massifs ainsi qu'à des mouvements transfrontaliers vers les pays voisins.