Alsharq Tribune- I24 News
Des divergences sont apparues au sein du commandement des Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, concernant le cantonnement de leurs armes dans le cadre de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu, ont indiqué à i24NEWS des sources palestiniennes internes au mouvement.
Cette mesure est prévue par l’accord conclu entre le Hamas, le Conseil de paix et les médiateurs, conformément au plan du président américain Donald Trump et à sa feuille de route pour Gaza.
Selon les sources, Mahmoud al-Brim, commandant de la région sud et responsable des brigades de Khan Younès et de Rafah, a adressé une note aux directions du Hamas et des Brigades al-Qassam pour s’opposer à cette mesure.
Il estime qu’un cantonnement des armes à ce stade aurait de lourdes conséquences pour le mouvement et craint qu’Israël n’en profite ultérieurement pour lancer de nouvelles opérations et éliminer les cadres ainsi que les combattants actifs de l’organisation.
Cette position serait également soutenue par Izz al-Din al-Bayk, commandant de la brigade nord, qu’Israël aurait tenté d’éliminer il y a environ deux mois lors d’une frappe contre un appartement où se trouvaient également Imad Slim, commandant du bataillon de Zeitoun, et l’adjoint au commandant de la brigade de Gaza.
Izz al-Din al-Bayk considère que les négociations pourraient servir à Israël à identifier de nouvelles cibles avant de les frapper. Il aurait ainsi appelé la direction politique du Hamas à ne pas « tomber dans ce piège ».
Tout en soutenant une amélioration de la situation humanitaire et un arrêt complet de la guerre, il rejette le cantonnement des armes et préconise une autre solution, comme une trêve de plus de vingt ans.
Israël a jusqu’à présent rejeté l’idée d’une trêve prolongée permettant au Hamas de conserver ses armes sans les utiliser.
Jérusalem exige le désarmement complet du mouvement et le retrait de ses armes de la bande de Gaza.
Le Conseil de paix aurait assuré à Israël que les armes seraient fondues et ne resteraient pas dans le territoire, même si elles étaient initialement placées sous le contrôle du comité technocratique.
D’autres responsables, dont Nafez Sbeih, nouveau commandant des Brigades al-Qassam, et Imad Aql, membre de leur ancien état-major, seraient en revanche favorables au cantonnement des armes, à condition que cette mesure protège les membres du Hamas et empêche leur poursuite.
Malgré les accords en cours, les directions du Hamas et des Brigades al-Qassam resteraient convaincues qu’Israël pourrait rejeter les modalités prévues
. Le mouvement poursuivrait donc des entraînements limités et le recrutement de nouveaux membres afin de se préparer à plusieurs scénarios, dont une reprise de la guerre.