Alsharq Tribune- Suivis
Une masse d’air surchauffée, directement issue d’Afrique du Nord, commence à remonter vers la péninsule ibérique et devrait s’installer durablement au cours des prochains jours.
Pour l’heure, la France reste protégée par un flux de nord-ouest qui maintient des températures plus raisonnables, mais de l’autre côté des Pyrénées, les météorologues annoncent une semaine particulièrement difficile.
Les premières analyses montrent que la masse d’air pourrait atteindre des niveaux jusqu’à 10°C au-dessus des moyennes de saison dans le sud et l’est de l’Espagne. L’anticyclone, solidement ancré au large de l’Atlantique, bloque toute évolution significative de la situation.
Résultat : la chaleur va s’intensifier jour après jour. Selon les prévisions, la région de Madrid devrait atteindre 40°C en milieu de semaine, tandis que l’Andalousie pourrait grimper entre 43 et 45°C à partir du mercredi 22 juillet.
Les nuits s’annoncent tout aussi éprouvantes, avec des minimales comprises entre 25 et 30°C, empêchant tout véritable rafraîchissement.
Même si l’Espagne est habituée aux fortes chaleurs estivales, les services météo soulignent que les valeurs attendues dépassent nettement les standards saisonniers.
L’inquiétude porte aussi sur la durée : à ce stade, il reste difficile de déterminer quand cette séquence caniculaire prendra fin. Reste la question de la remontée vers la France.
Ce samedi, aucune menace immédiate n’est identifiée : le flux de nord-ouest continue de repousser l’air brûlant vers le sud.
Les régions du sud de la France devraient toutefois connaître des températures élevées la semaine prochaine, souvent comprises entre 30 et 35°C, au-dessus des moyennes mais en deçà des seuils de canicule. Le nord et l’est du pays, eux, resteront sous un régime plus tempéré, avec des journées modérées et des nuits fraîches.
Les modèles divergent encore sur une éventuelle extension de la chaleur espagnole vers la France en fin de semaine prochaine.
Certains scénarios évoquent une remontée possible à partir du vendredi 24 juillet, mais les dernières modélisations ne vont pas dans le sens d’une canicule intense et durable sur le territoire français. Pour l’heure, c’est bien l’Espagne qui s’apprête à affronter l’épisode le plus sévère.