Alsharq Tribune- Suivis
La Lorraine échappe pour l’instant à la vigilance orange canicule. Alors que 80 départements français sont placés en orange jusqu’à vendredi inclus, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et les Vosges restent en vigilance jaune jusqu’à vendredi soir. La région n’est toutefois pas épargnée par les fortes chaleurs.
La canicule se poursuit jeudi sur la quasi-totalité de la France, avec une journée de très fortes chaleurs attendue. Selon Météo-France, l’épisode "atteint son pic pour les journées de jeudi et vendredi".
Dans le Nord-Est, les températures maximales doivent atteindre 34 à 38 °C jeudi. La Lorraine reste donc en dehors des départements placés en vigilance orange, alors que la plus grande partie du pays est concernée par ce niveau d’alerte.
La situation doit évoluer vendredi. Les températures caniculaires vont progressivement se décaler davantage vers l’est, tandis qu’une baisse des températures s’amorcera dans le nord-ouest. Cette baisse sera "surtout sensible et conséquente durant le week-end", selon Météo-France.
Une nuit déjà très chaude
La chaleur ne concerne pas uniquement les journées. Météo-France a fait état jeudi matin d’une "nuit très chaude". Vers 5h, il faisait encore 27,5 °C à Nice, 24,5 °C à Sète, 23,5 °C à Limoges et 23 °C à Rennes.
Dans les régions placées en vigilance orange, les températures maximales dépasseront 35 °C, à l’exception d’une fine bordure côtière et des secteurs d’altitude.
Les plus fortes chaleurs sont attendues du Centre-Val de Loire à la Nouvelle-Aquitaine, avec 38 à 40 °C, voire un peu plus localement. En Île-de-France, les maximales seront voisines de 38 °C.

Jusqu’à 15 milliards d’euros
Cette nouvelle vague de chaleur est la poursuite et l’amplification d’un épisode commencé le 28 juillet.
Il s’agit de la troisième vague de chaleur de l’été, après celle exceptionnellement intense de la fin juin et celle du 4 au 19 juillet, parmi les plus longues jamais enregistrées.
Un épisode caniculaire précoce avait également eu lieu fin mai. Les conséquences économiques de ces épisodes successifs commencent à s’accumuler.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, estime que les canicules à répétition de cet été pourraient coûter "de l’ordre de 10 à 15 milliards d’euros". La question de l’eau constitue également une préoccupation majeure.
L’alimentation en eau potable est actuellement sous tension dans 50 départements français et plus de 40.000 personnes sont affectées par des coupures d’eau du robinet, selon le gouvernement.
Les petits cours d’eau connaissent par ailleurs une situation "la plus critique jamais enregistrée à cette période" de l’année : 43 % d’entre eux, soit près de 1.370 cours d’eau, présentent des ruptures d’écoulement ou sont à sec.
Les fortes chaleurs perturbent aussi certaines infrastructures. Le parc de réacteurs nucléaires d’EDF a atteint mercredi matin un record d’indisponibilités dites "environnementales", liées aux fortes chaleurs et à l’arrivée massive de méduses à la centrale de Gravelines, dans le Nord.
En Lorraine, la vigilance reste donc jaune jusqu’à vendredi soir, alors que le pic de chaleur est attendu jeudi et vendredi sur le pays. Météo-France prévoit ensuite une baisse progressive des températures.