Alsharq Tribune- Suivis
L’ambassadeur américain en Israël affirme que le président exerce une pression économique maximale sur Téhéran après les frappes militaires conjointes.
Donald Trump est disposé à utiliser la puissance économique américaine pour « mettre l’Iran en faillite », a affirmé l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, lors d’un entretien accordé à Newsmax.
« Il n’a pas seulement prouvé qu’il était prêt à les bombarder, il est également prêt à les mettre en faillite », a déclaré le diplomate, évoquant la pression exercée par Washington sur Téhéran.
Selon lui, la campagne militaire menée conjointement par les États-Unis et Israël a infligé des dommages considérables aux capacités de défense iraniennes, plaçant le régime dans sa situation la plus vulnérable depuis la révolution islamique de 1979.
Mike Huckabee a également salué l’opération organisée par le Secret Service pour faire quitter discrètement la Turquie à Donald Trump après le signalement d’une menace iranienne.
Le président avait d’abord été filmé montant à bord d’Air Force One avant d’être secrètement transféré, par l’intermédiaire d’un camion de restauration aéroportuaire, vers un C-32A de l’armée de l’air américaine.
« Cela a trompé tout le monde et c’est précisément pour cela que l’opération a été efficace », a estimé l’ambassadeur.
Il a qualifié le dispositif de « plan brillant » exécuté « sans aucune faille ».
Mike Huckabee a également défendu la coopération avec les renseignements israéliens, affirmant que le Mossad avait contribué à établir la réalité de la menace. « Lorsque les gens demandent quel est l’intérêt de notre relation, en voilà un », a-t-il déclaré.
Des responsables américains cités par le Washington Post ont toutefois affirmé que la CIA jugeait ces renseignements israéliens peu convaincants et leur attribuait un « faible niveau de confiance ».
Donald Trump a pour sa part expliqué s’être conformé aux instructions du Secret Service et de l’armée sans demander davantage de précisions. Il a également réaffirmé sa défiance envers Téhéran, accusant les dirigeants iraniens de lui avoir « constamment menti ».